La théorie de la firme selon les droits de propriété a été développée par plusieurs groupe de recherche : . 7De plus, souvent la théorie de la gouvernance est liée ou fusionnée avec la théorie des stakeholders ou parties prenantes.5 Encore là, il faut distinguer ce qui dans la pratique des discours est souvent unifié, peut-être un peu rapidement. Isabelle ALLEMAND a reçu le prix de la Recherche en gouvernance 2009 pour sa thèse en Sciences de Gestion, soutenue le 13 juin 2008 ur le thème «Contribution à la théorie de la gouvernance : le marché des dirigeants, mécanisme particulier de gouvernance des entreprises» à l’Université de Bourgogne sous la direction du Pr. Un concept et ses applications. La théorie des parties prenantes est développée d’abord par les théoriciens américains dans le domaine assez vaste des sciences de l’organisation. 8  G. Paquet, Gouvernance mode d’emploi, Montréal, Liber, 2009, p. 46. C’est ici une attribution de valeur qui fonctionne, avant même tout dilemme particulier, mais qui va forcément ressortir à l’occasion des différents dilemmes. On ne conserve secrète une information que dans un contexte de buts stratégiques qui sont poursuivis, par exemple parce qu’on ne veut pas faire dérailler un projet auquel on tient. », repris dans Ch. Il faut aussi nous demander, en plus de la question des effets de sens qui sont produits par l’usage de la gouvernance, quels sont les enjeux éthiques sous-jacents qui sont soulevés par de tels usages. Handle: RePEc:dij:wpfarg:1040401 ), Vers une gouvernance de l’eau au Québec. L’inlassable quête du pluralisme limité », dans Guy Hermet, Ali Kazancigil et Jean-François Prud’homme, La gouvernance. Ceci affecte grandement les prises de décision, de plusieurs façons possibles, et j’en viens pour terminer à ce que j’appelle les enjeux éthiques sous-jacents. en fonction de son degré de spécificité. 1  Rappelons pour les fins de la réflexion une citation célèbre : « Considérer les effets, pouvant être conçus comme ayant des incidences (bearings) pratiques, que nous concevons qu’a l’objet de notre conception. 5  Robert E. Freeman, Strategic Manoeuvering: A Stakeholder Approach.Boston, Pitman, 1984. Ottawa, University of Ottawa Press, 2009. L’état a les responsabilités d’obtenir des résultats, ce que Giddens appelle the Ensuring State, bien qu’il ne cesse pas d’être un état « capacitateur » (the Enabling State) et donc ne redevient pas un État « top-down » pour autant.9. Peter Wirtz, 2004. analysons, à partir de la théorie de la ressource critique, dans quelle mesure la gouvernance actionnariale doit être adaptéeen fonction du rôle et des frontières de la « nouvelle firme » avant d’examiner comment la RSE contribue à cette adaptation. Néanmoins, avec cette liste d’éléments distincts les uns les autres nous n’avons pas encore épuisé la pluralité de sens recelée dans ce concept,  ni entrés véritablement dans les problèmes de la théorie de la gouvernance. Il y a plusieurs aspects rhétoriques et discursifs (intérêts) de ce recours et de ces pratiques. L. Rochaix (1997), Asymétries d’information et incertitude en santé : les apports de la théorie des contrats, Économie & prévision, 3-4. le lien ou Pdf Notre vision de la gouvernance risque de différer pas seulement en fonction de notre position dans le jeu, ce que révélerait sans aucun doute une analyse stratégique, mais aussi selon les attributions ou dotations de valeur que nous opérons de toutes manières, et qui reflètent ce qui pour nous est effectivement le plus désirable. Nous voudrions surseoir précisément à cette difficulté en nous référant à un élément comme le développement durable, mais forcément la pluralité va ressurgir au cœur même du recours à cette autre notion. Pour plus de détails sur ce type de problématique, on peut consulter, entre bien des ouvrages, Emmanuelle  Danblon, La fonction persuasive.Anthropologie du discours rhétorique : origines et actualité. Ailleurs, définissant le pragmaticisme, il parlera de l’incidence des concepts dans la vie comme livrant leur signification. Au contraire, il nous faut réfléchir d’emblée et davantage en termes des usages que nous faisons de nos concepts, et pas seulement rechercher des modèles théoriques en quelque sorte purs qui ne rencontreront presque aucun usage dans la pratique. La théorie de l'agence ou dilemme de l'agence [1] est la branche de l'économie qui s'occupe des conséquences du problème principal-agent, en particulier à l'intérieur d'une même unité économique, administration ou entreprise.En tant que telle, elle constitue un domaine à cheval entre l'économie industrielle et la théorie des organisations. Théorie des coûts de transaction. Considering it might be too soon to produce at this time a typology of governance theories or a too strict conceptualisation of the notion, we aim here instead at identifying the different ways in which this term is used in a plurality of discourses and how it probably goes with a plurality of meanings. Les acteurs économiques, qui ont certes un rôle majeur à jouer et que nous voudrions plus impliqués dans les discussions et dans l’action, peuvent être mobilisés d’une certaine façon par le recours à la gouvernance. Réflexions sur une notion. Voir Boris J. Brummans, Linda L. Putnam, Barbara Gray et al. Il est peut-être encore tôt pour produire une typologie des théories de la gouvernance, ou une conceptualisation trop serrée. We are at the starting point of field studies on governance practices; it seems more interesting now to focus on how the concept actually works in practice, instead of trying to build a unifying model from the theoretical point of view. Appliquée à la question de la répartition du pouvoir dans l'entreprise {i.e. 4  Nous devons ici faire appel à un domaine bien particulier des études en sciences humaines, qui se trouve lui-même à l’interface de plusieurs disciplines, philosophie et sciences de la communication notamment. Boris J. Brummans, Linda L. Putnam, Barbara Gray et al. Mots-clés: Gouvernance d'entreprise, théorie de la firme, théorie des coûts de transaction, incomplétude contractuelle, approche cognitive, conseil d'administration. L’objectif est de réduire les pertes d’efficienc e A Plea for Experimentalism. 85-110. Elle implique une visée de participation publique et une vision décentrée du pouvoir, celui-ci n’étant plus la prérogative du seul État de droit. Encore une fois, nous pouvons soutenir cela sans pour autant adhérer à la thèse de l’alignement des discours sur de soi-disant intérêts de groupes qu’on connaitrait d’avance et avant les discours. Laurence E. Lynn, Public Management : Old and New.New York, Routledge, 2006. S. Peirce, Œuvres philosophiques v. 1, Paris, Cerf, 2002, Cl. Sissela Bok, Secrets. 23  Voir sur ce point un bref exposé dans Giddens, 2009, op. Sans oublier une difficulté particulière du cas québécois, qui vient du fait que le mot nation peut s’appliquer dans ce cas en deux sens différents et pour désigner deux territoires différents On constate toutefois encore aujourd’hui que ce concept peut mobiliser les acteurs et produire de l’action. Alors, notre conception de ces effets constitue la totalité de notre conception de l’objet »,  Charles S. Peirce, « Comment rendre nos idées claires? C’est le pouvoir en réseau, distribué comme l’est l’information. Cette reconnaissance s’est traduite, depuis environ une decennie, par des initiatives multiples visant a etablir et a expliciter les « meilleures pratiques » en la matiere. Il s’agit de l’étude des discours en tant qu’ils visent à convaincre, soit la dimension argumentative et rhétorique, que je considère d’un seul tenant, puisqu’il me semble souhaitable de surmonter la coupure entre logique informelle et effets rhétoriques. 16Ceci notamment parce qu’un certain flottement sémantique permet de faire du travail ensemble, du moins pendant un certain temps. Transaction Costs Theory, Contractual Incompleteness, Cognitive Approach. Il faut s’interroger sur le sens que les acteurs accordent à ces recours et sur ce qu’ils vont y chercher. Reflexion on the governance topic and the different uses of that term are going forward in the field of environmental issues and practices. 10L’idée de polycentrisme joue un rôle important dans la discussion de la gouvernance. In: Revue d'économie industrielle, vol. Par hypothèse, ce sont les éléments mêmes qui sont mobilisés par la théorie de la gouvernance qui expliquent cette pluralité d’effets prévisibles. 16  Voir leur site,  http://www.robvq.qc.ca/organismes.php?id=-2. Quelle est la nature de l’entreprise ? 11  Voir sur ce point du polycentrisme Alain Létourneau, « Le jugement en acte. Le pragmatisme de fait s’interroge depuis Peirce dans la direction suivante : une théorie donnée prévoit le comportement de certains éléments, acteurs ou objets dans un certain sens : il devient intéressant de poser la question de la gouvernance dans cette perspective. « Making Sense of Intractable Multiparty Conflicts : A Study of Framing of Four Environmental Disputes ». Quelle(s) alternative(s) à la valeur actionnariale ?. Un concept et ses applications. Il y a une bonne composante descriptive et analytique dans ce genre d’approche. Par exemple, on retrouve ce discours en sciences de la gestion et en « éthique des affaires », mais dans tous les cas l’approche est centrée sur uneorganisation donnée dont l’on se demande qui en sont les parties prenantes. 15D’une autre manière que le développement durable, la gouvernance mobilise des discussions et des échanges dans des processus rhétoriques constamment repris, le mot « rhétorique » ne prenant pas ici une signification d’emblée péjorative. 2  Voir récemment Gilles Paquet, Crippling Epistemologies and Governance failures. Boston, Pitman, 1984. Résumé du document. N’oublions pas que tout discours public cherche minimalement à rejoindre un auditoire qui comprend des interlocuteurs, cherche à les convaincre, parfois même à se mettre en recherche avec les destinataires, ce qui pour nous est la pointe d’un discours vraiment valable. Par sa polysémie, ce concept permet de répondre à une pluralité d’attentes, du moins est-ce supposé. P... Certes, le travail sur la gouvernance dans le chantier des questions environnementales semble bien amorcé et il ne peut que prendre de l’ampleur dans les années à venir. Au-delà de l'interrogation première sur la nature de la firme, une théorie de la firme doit répondre à deux grandes catégories de questions.Elles sont soit internes et portent sur l'architecture et le fonctionnement de l'entreprise, soit externes et concernent la place et le rôle de l'entreprise dans l'organisation économique et sociale. En effet s’il fallait attendre le consensus de toutes les parties en jeu, rien ne se ferait. (2008). Au sens le plus large, la gouvernance d'entreprise renvoie à la structure et à l'exercice du pouvoir dans les entreprises. Charles S. Peirce, Œuvres philosophiques v. 1, Paris, Cerf, 2002. Voir la notice dans le catalogue OpenEdition, Plan du site – Contact – Mentions légales & crédits – Flux de syndication, Nous adhérons à OpenEdition Journals – Édité avec Lodel – Accès réservé, Vous allez être redirigé vers OpenEdition Search, La gouvernance à l'épreuve des enjeux environnementaux et des exigences démocratiques, Les théories de la gouvernance. « Pantin abstrait » de Machlup : Objectif des néo n’est pas de proposer une conception réaliste de la firme mais d’analyser l’allocation des ressources et la formation des prix dans le cadre de l’équilibre général. Dans ce contexte, gouvernance et décentralisation vont forcément de pair, quoiqu’encore là ce ne sont pas de purs équivalents : il est possible de penser une décentralisation sans la gouvernance. Concernant la problématique du St-Laurent, en contact immédiat avec les Grands Lacs qui sont partagés, rappelons-le, entre le Canada et les États-Unis, la situation a aussi quelque peu avancé, comme on peut le voir simplement en étudiant la carte fournie par Stratégie Saint-Laurent (juillet 2009) en comparaison avec la nouvelle carte des organismes de bassin, dont certains il est vrai n’ont encore une existence que formelle.18 Sans doute que de nouvelles discussions sont à prévoir entre comités ZIPs (Zones d’interventions prioritaires) et OBVs (organismes de bassins versants) sur le territoire québécois! 3Cet appel tout moral et déontologique ne renvoie toutefois pas à la même chose que la perspective de la gouvernance comme théorie qu’on trouve chez des auteurs comme Gerry Stoker, Gilles Paquet et d’autres.2 Ces dernières théories visent plutôt les processus de prises de décision sur des questions d’intérêt public, en faisant référence à une pluralité d’acteurs ou de groupes, d’ailleurs hautement variables selon les secteurs. Cette reconnaissance de l’intérêt comme étant à la base de la valuation m’apparaît déterminante au point de vue de la préservation de l’intégrité du jugement collectif. M.Houssel (2003), La tarification à la pathologie en soins de suite et de réadaptation, Mémoire ENSP le lien. Leur rôle sort légèrement renforcé dans le contexte de la nouvelle Loi.17 De plus, dans le contexte fédéral canadien, la navigation et le fleuve St-Laurent sont de juridiction fédérale, ainsi que la pêche. 18Derrière la terminologie et les discussions sémantiques, il y a des enjeux concrets qui ont une grande importance. 6Quelle est la portée et le sens de l’usage de ce concept? A purely theoretical endeavour would probably miss the various ways by which actors find and give meaning to the uses of the governance concept. Quelques questions environnementales », dans A. Lacroix (éd. Il ne s’agira donc pas d’enrichir un Dictionnaire de la gouvernance ou de mettre un terme aux études de terrain, alors qu’elles débutent! 19Notre compréhension des éléments qui constituent la gouvernance risque de faire en sorte de favoriser certains éléments au détriment de d’autres. 2- A qui appartient l’entreprise ? « Making Sense of Intractable Multiparty Conflicts : A Study of Framing of Four Environmental Disputes ». Pour cet économiste né en 1927, toute transaction économique engendre des coûts préalables à leur réalisation. la gouvernance et la connaissance ainsi qu»une contribution à la littérature naissante autour d»une approche knowledge-based de la gouvernance (Foss, 2007 ; Grandori, 2001). Mais les autres joueurs, politiques et sociaux, peuvent aussi l’être car ils peuvent y voir leur rôle renouvelé et transformé. De deux choses l’une, soit certains arbitres, experts ou décideurs, vont adjuger la chose et prendre une décision pour l’intérêt collectif. 2001, p. 79 ss. La firme est définie comme un noeud de contrats (nexus of contracts) et le dirigeant a pour charge de définir la nature des taches et de choisir les personnes qui doivent. De plus, souvent la théorie de la gouvernance est liée ou fusionnée avec la théorie des stakeholders ou parties prenantes.5 Encore là, il faut distinguer ce qui dans la pratique des discours est souvent unifié, peut-être un peu rapidement. Cette approche responsabilise les milieux et implique les acteurs. Il y a une double souplesse des concepts. Si oui, quelles parties et de quelle manière? Reberioux Antoine. Emmanuelle  Danblon, La fonction persuasive.Anthropologie du discours rhétorique : origines et actualité. 9Une fois qu’on a donné ces définitions, nous ne sommes pas au bout de nos peines. cit., p. 66. Paris, Éditions Karthala, 2005. Paris, Seuil, 2001. L’usage des termes n’est pas neutre et détaché d’éléments qui relèvent d’une éthique plus ou moins réfléchie et plus ou moins consciente. Elle intervient dans le domaine environnemental en liens étroits avec ce qu’on appelle le biorégionalisme, mais on la voit tout aussi bien faire surface au plan de la réflexion sur les régimes environnementaux au plan international.3  On ne peut donc la restreindre au niveau régional. On the Ethics of Concealment and Revelation. Les défenseurs d'une firme d'« ayants-droit » (stakeholder value) proposent au contraire d'élargir la responsabilité des dirigeants à un cercle plus ou moins vaste de parties prenantes, Mais les modalités concrètes de cet élargissement ne font l'objet d'aucun consensus: s'agit-il simplement d'assigner un objectif pluriel ou complexe à la direction? Québec, Éditions multimondes, 2008, où le projet de loi qui a mené à la loi de 2009 est discuté par plusieurs experts en droit. Nous pourrons ensuite voir comment ce vocable peut fonctionner dans une pluralité de discours, et comment il peut véhiculer des significations assez diverses. Nous pourrions poser la question de savoir s’il faut chercher à s’entendre sur des appellations et des définitions au sens plus restreint, ce serait la solution d’une terminologie plus précise ou plus étroite. «Meilleures pratiques» de gouvernance, théorie de la firme et modèles de création de valeur: Une appréciation critique des codes de bonne conduite January 2004 Source Ceci est lié aussi à notre vision des choses, à notre compréhension de la vie en société et de l’organisation, de l’espèce humaine et du monde bio-géo-physique dans lequel nous vivons. 17  Pour plus de détails, voir C. Choquette et A. Létourneau, Vers une gouvernance de l’eau au Québec. Cambridge, Polity, 2009, p. 69 et suivantes. L’approche choisie peut permettre des dénonciations d’unilatéralisme par la suite. Nous sommes habitués à penser en fonction d’un seul centre de décision, que ce soit l’État ou l’entreprise. Ces interprétations, tout comme les attributions de valeurs, sont mobilisées par certains acteurs. Soit au contraire cette prise de décision sera confiée à des collectifs, par exemple les hybrides dont parlait Michel Callon, ou on va la confier à des structures de gouvernance plus déterminées.20 Et alors nous allons devoir, dans une approche délibérative, passer de l’acte de valuation à l’évaluation critique et systématique qui va permettre de juger, ce que Dewey appelait l’appraisal, sur le chemin qui conduit à la prise de décision.21 Nous ne sommes dès lors plus au simple plan de l’attribution de valeur, qui peut ne pas être automatiquement acceptable : par exemple je peux bien attribuer de la valeur au fait de n’avoir aucune contrainte dans ma navigation plaisancière ou dans la gestion de ma pelouse en bord de lac. Montréal, PUM. Comme le disait Gilles Paquet dans sa célèbre définition, la gouvernance c’est « la coordination efficace quand pouvoir, ressources et information sont vastement distribués ».6 Dans sa définition,  Gerry Stoker semble placer un accent particulier sur l’absence de règles centrales: “Governance is about the rules of collective decision-making in settings where there are a plurality of actors or organisations and where no formal control system can dictate the terms of the relationship between these actors and organisations”.7Si Paquet précise que personne n’a tout le pouvoir dans nos organisations, il soutient aussi qu’il n’y a plus de maître du jeu.8 Nous circulons en fait entre trois modèles à l’état pur, qui n’existent pas plus l’un que l’autre sur le terrain : le marché pur avec son échange marchand, l’État pur et la contrainte publique, la réciprocité pure de la solidarité, alors que dans la pratique nous aurons des situations forcément mixtes. La seconde partie, empirique, Robert Paehlke, « Espace biophysique et sens des proportions : pour une politique environnementale à la bonne échelle », dans Edward A. Parson (dir), Gérer l’environnement. Comment allons-nous comprendre les plaideurs des ONG et des autres organismes environnementaux : comme des défenseurs de la valeur intrinsèque de la nature, ou comme des empêcheurs de tourner en rond venus saborder des processus sociaux parfois lents et difficiles à établir? Les débats ne sont pas toujours vains, puisque notamment le financement des organismes, après moins d’une dizaine d’années de requêtes, a été révisé sensiblement à la hausse. On va essayer à travers ce travail de mettre en relief la théorie de l'agence et la gouvernance de … AccueilHors-sérieHors série 6Les théories de la gouvernance. Nous pourrions ainsi distinguer des variantes du concept de gouvernance, avec des accents multiples. 7  Vasuhda Chhotray et Gerry Stoker, 2009. Ottawa, University of Ottawa Press, 2009. Car en effet étant donné la pluralité d’éléments présents (ramenons-les, pour les fins de la discussion, à une simple triade : le privé, l’étatique et la société civile), et comme notre définition pose qu’il n’y a pas véritablement de hiérarchie entre ces trois plans, du moins si nous maintenons la précision fournie par Stoker, il s’en suit que des dominantes soient prévisibles selon une pluralité d’écoles et que l’une ou l’autre approche mette en fait l’accent sur l’une ou l’autre des composantes. Elle couvre généralement trois questions: 1- Qu’est ce qu’une entreprise ? Pluralité de discours et enjeux éthiques », VertigO - la revue électronique en sciences de l'environnement [En ligne], Hors série 6 | novembre 2009, mis en ligne le 09 novembre 2009, consulté le 24 décembre 2020. D’autres au contraire mettent l’accent sur la participation des groupes citoyens et de la société civile (entre autres, Létourneau, 2008) dans les processus de décision. 10 Une importante étude récente a montré avec brio, par une analyse poussée des discours des acteurs basé sur un échantillonnage et une méthodologie rigoureuse à partir de quatre conflits États-Uniens bien documentés, que, contrairement à ce que l’on croit spontanément, dans les situations de conflits environnementaux durables (intractable environmental conflicts), les parties diverses comme les agriculteurs, les agents du monde municipal et autres, adoptent en pratique des positions divergentes entre eux; il est donc faux de présumer que, par exemple, « les agriculteurs » et « le monde municipal » etc, vont nécessairement adopter une position commune. La gouvernance fait appel et renvoie en fait aux acteurs, il décentre le politique du moins en apparence et en théorie. D’une part il y a l’idéal de participation et de débat public élargi, dans la lignée d’Habermas. Si par exemple je valorise l’éloquence, c’est que je vais attribuer des points à cela dans une évaluation, ou que c’est un critère évaluatif. Michel Callon, Pierre Lacoumes, Yannick Barthe, Agir dans un monde incertain. We also would like to reflect on the effects produced by uses of governance and what are the ethical issues that are raised by these uses. L’inlassable quête du pluralisme limité », dans Guy Hermet, Ali Kazancigil et Jean-François Prud’homme, La gouvernance. Développée des la fin des années trente par Ronald Coase, dans un article de 1937 intitulé « The Nature of the Firm », la théorie des coûts de transaction est ensuite systématisée par le prix Nobel d’économie Olivier Wiliamson. "«Meilleures pratiques» de gouvernance, théorie de la firme et modèles de création de valeur: Une appréciation critique des codes de bonne conduite," Working Papers CREGO 1040401, Université de Bourgogne - CREGO EA7317 Centre de recherches en gestion des organisations. 2Sous l’apparente simplicité se cache la complexité; on fait appel sous un même vocable à plusieurs choses différentes. M. Ghertman (2006), Oliver Williamson et la théorie des coûts de transaction, Revue française de gestion, n° 160. le lien 18  Comparer la carte qui suit,  http://www.strategiessl.qc.ca/gisl.html, avec la carte fournie sur le site du MDDEP, toutes deux colligées en juillet 2009 : http://www.mddep.gouv.qc.ca/eau/bassinversant/redecoupage/inter.htm. REVUE D'ÉCONOMIE INDUSTRIELLE — n° 104, 4s"ie trimestre 2003 85. ), Éthique appliquée, éthique engagée. 20Se cache donc ici un élément de ce que John Dewey, l’un des trois principaux fondateurs du pragmatisme philosophique, appelait la valuation ou le prizing c'est-à-dire l’attribution de valeur.19 Selon l’attribution de valeur effectuée à l’intérieur de l’ensemble d’éléments concernés, nous risquons de faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre. Alain Létourneau, « Les théories de la gouvernance. On the Ethics of Concealment and Revelation. Montréal, Liber, 2006, p. 105-123. Ce concept fait appel à une pluralité d’acteurs et de dimensions, il est donc susceptibles d’interprétations fort diverses, selon qu’on en confie l’interprétation à tels ou tels. Guy Hermet, « La gouvernance serait-elle le nom de l’après-démocratie? URL : http://journals.openedition.org/vertigo/8891 ; DOI : https://doi.org/10.4000/vertigo.8891, Professeur titulaire, Département de philosophie, Université de Sherbrooke, Canada Alain.Letourneau@USherbrooke.ca. 12On voit ainsi que certaines lectures de la gouvernance vont beaucoup dans le sens de favoriser l’insertion des acteurs privés dans les réseaux du pouvoir. Gérard CHARREAUX. Théories de la firme et des organisations UV GE20 2 1- Introduction (1/2) ... 2-2 Les approches par la gouvernance : la TCT Les origines et l’émergence d’une théorie des ... Différents développements théoriques dont la théorie des coûts de transaction (O.E. 3- Quelles sont les frontières de l’entreprise ? incitations (TI), la théorie des contrats incomplets (TCI) et la théorie des coûts de transactions (TCT), qui fournissent des éclaircissements sur le concept de gouvernance d’un système.